3. JUSTICE ORGANISATIONNELLE : VALIDATION DE LA MESURE EN FRANCE
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la modélisation en quatre facteurs). Cependant, s’agissant d’un item issu des règles de Bies et Moag
(1986), il apparaît plausible que ce soit le fait d’un problème de traduction ou de sémantique, à
reprendre lors de prochaines études avant toute conclusion définitive.
En ce qui concerne les variables étudiées, les résultats obtenus dans cette étude sont globalement
conformes à ceux de Colquitt. Plus précisément, trois hypothèses sur quatre répliquent les résultats
des travaux de Colquitt en contexte universitaire à savoir une relation significative entre la justice
distributive et la satisfaction du résultat, les dimensions de justice procédurale et interpersonnelle
avec l’évaluation du leader, la justice informationnelle et l’estime collective. On observe cependant
que la fidélité de la mesure de l’estime collective (
α
= .63) n’apparaît pas suffisante dans le contexte
universitaire. L’anonymat relatif (cours en amphithéâtre), dans lequel se déroulent les études
universitaires en France, de la Licence 1 jusqu’à la maîtrise, pourrait expliquer que l’estime collective
des sujets ne soit pas définie par rapport à ce groupe (cf. items 1 & 3). Il est également possible que
le module jugé par les étudiants ne reflète pas leur sentiment général à partir de l’ensemble des notes
(cf. item 2). On note également que les résultats obtenus concernant l’évaluation du leader dans le
contexte français mettent en évidence une relation significative avec la justice distributive, ce qui est
conforme aux résultats de Cohen-Charash et Spector (2001). Cette différence par rapport aux
résultats de Colquitt relève, selon nous, de la manipulation de la valence des notes où la rétribution
(i.e., la note attribuée) a été rendue particulièrement saillante. Enfin, contrairement à nos attentes et
aux travaux de Colquitt (2001), le respect du règlement n’est pas lié à la justice procédurale mais à la
justice interpersonnelle. Ces résultats sont en accord avec les travaux de Tyler et al. (1996) qui ont
montré, selon le modèle relationnel, que le respect du règlement est fonction de la qualité des
relations interpersonnelles avec l’autorité et non des jugements de justice procédurale. Nous pensons
que cette différence peut également être interprétée comme une différence culturelle entre les Etats-
Unis et la France, où la distance à la hiérarchie est beaucoup plus formelle en France (Hofstede,
1980). Ainsi, le respect du règlement dépendrait moins des procédures mises en place par
l’enseignant, que de la relation interpersonnelle (respect et dignité) de ce dernier avec les étudiants;




