3. JUSTICE ORGANISATIONNELLE : VALIDATION DE LA MESURE EN FRANCE
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cette interprétation nous semble confortée par les moyennes des variables (cf. annexe A4, p. 11),
respectivement de
M
= 3.89 pour la justice interpersonnelle et de
M
= 4.02 pour le respect du
règlement.
3.3. Etude 2 : Validation de la mesure de la justice organisationnelle en
contexte professionnel
Après cette première étude auprès des étudiants, il nous paraissait important de tester cette
échelle de mesure auprès d’une population confrontée à la vie professionnelle, mais sans répliquer
exactement l’étude en contexte professionnel réalisée par Colquitt (2001, décrite dans le chapitre 2),
comme nous l’avons fait pour le contexte universitaire. Nous avons donc choisi des variables
organisationnelles différentes (à l’exception de l’estime collective). Notre choix a été motivé par
plusieurs raisons, et tout d’abord, notre intérêt d’étendre l’étude de la validité de construit de cette
échelle en développant d’autres hypothèses pertinentes sur le lien entre les dimensions de justice et
d’autres variables. Nous avons également pris en compte des motifs méthodologiques concernant
notre échantillon dont les modes de fonctionnement diffèrent de celui étudié par Colquitt (secteur
public français vs. secteur privé américain) ainsi que les résultats issus du travail de ce dernier
concernant le choix des variables organisationnelles d’attachement envers le groupe et de
comportements d’aide, dont les fidélités sont relativement faibles (
α
= .70 et
α
= .65,
respectivement). Notons cependant, que les dimensions de justice ont été étudiées selon la
modélisation précédemment utilisée en quatre facteurs. L’étude proposée constitue une première
approche d’un contexte professionnel particulier qui est celui de la Fonction Publique. Nous avons
demandé à des cadres administratifs de l’Assistance Publique de la région PACA de nous faire part
de leur perception de justice concernant leur dernière évaluation de performances avec leur
supérieur hiérarchique direct. Cette étude se situe donc à un niveau d’analyse intragroupe selon une
relation dyadique superviseur - subordonné.




