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3. JUSTICE ORGANISATIONNELLE : VALIDATION DE LA MESURE EN FRANCE

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3.3.1. Hypothèses

Comme nous l’avons exposé dans l’étude 1, la relation entre la justice distributive et la

satisfaction du résultat, a été largement documentée dans la littérature et modélisée par McFarlin et

Sweeney (1992). Plus récemment, Cohen-Charash et Spector (2001) ont mis en évidence une

corrélation de

r

= .63 entre la satisfaction de l’évaluation des performances et la justice distributive,

et seulement avec cette dimension de justice. Nous nous attendons donc à ce que la satisfaction de

l’évaluation des performances soit liée de façon prévalente à la justice distributive.

Hypothèse 1:

La justice distributive sera positivement liée à la satisfaction de

l’évaluation des performances

L’estime de soi correspond à la valeur intrinsèque que s’attribuent les individus en fonction de

leurs caractéristiques propres. Elle indique dans quelle mesure un individu se juge respectable, digne

d’intérêt et capable de réussir (LePine & Van Dyne, 1998). Ainsi, des procédures justes

communiquent des valeurs de fierté et de respect, ayant une incidence sur l’estime de soi des

individus (Tyler et al., 1996). Un lien entre cette variable et la dimension procédurale de la justice a

été confirmé par Cohen-Charash et Spector (2001).

Hypothèse 2:

La justice procédurale sera positivement liée à l’estime de soi

des individus

Un traitement interpersonnel juste se définit par une communication sincère, un traitement des

individus avec respect et courtoisie; il constitue une composante importante de la perception de

justice lors de l’évaluation des performances (Korsgaard, Rymph & Robertson, 1998). Le

développement de l’échange superviseur – subordonné est basé sur des caractéristiques de relations

professionnelles en termes de respect, de confiance et d’obligations réciproques (Graen & Uhl-Bien,

1995). Basée sur la théorie de l’échange social, la perception de justice interpersonnelle est une

composante essentielle de la relation entre le superviseur et le subordonné, ayant à terme des

implications sur de nombreuses variables organisationnelles comme, par exemple, les