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4. LEADESRHIP ET JUSTICE ORGANISATIONNELLE

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industrielles) et différents contextes, et de fournir des méthodes de sélection et de formation des

leaders (Stogdill & Shartle, 1948). Lors d’une étude préliminaire, il apparaît que le leadership est le

résultat d’une interaction complexe de facteurs individuels, collectifs et organisationnels (Stogdill et

al., 1948). Ces auteurs précisent que «

le leadership est un procédé d’interaction entre des personnes qui

participent à des activités de groupe orientées vers un objectif

» et repose sur trois postulats : 1) le

leadership est le fait de personnes spécifiques; 2) le leadership est un aspect de l’organisation; 3) sa

raison d’être est l’accomplissement des objectifs fixés. S’attachant à distinguer la notion de groupe de

celle d’organisation (Stogdill, 1950), les chercheurs de l’équipe de l’Ohio indiquent tout d’abord, que

le concept de « groupe » ne donne aucune indication sur la nature du leadership

per se

dans la mesure

où l’existence d’un leader au sein d’un groupe n’est pas automatique, alors que «

le concept d’organisation,

(…) avec ses implications concernant la différenciation des rôles de responsabilité, permet l’étude du leadership comme

un aspect des relations entre les membres qui coordonnent leurs efforts vers la réalisation de buts communs

» (p. 3).

Ainsi, une organisation a forcément un leader, ne serait-ce que par la différentiation des

responsabilités des uns et des autres. Stogdill souligne le caractère dynamique du leadership,

l’importance de rôles différenciés dans la relation de travail et un objectif commun. Ces points sont

indépendants de l’activité de l’entreprise, de sa taille, de sa culture ou encore des caractéristiques des

membres qui la composent. Ainsi défini, le leadership n’est plus, principalement, un attribut de

certains individus mais devient un aspect du fonctionnement organisationnel (p. 11), ce qui donne

un cadre précis – celui du travail – pour son étude et son évaluation selon les critères de

performance, de méthodes et de relations de travail. Deux construits indépendants, décrivant les

comportements des leaders, ont été mis en évidence : la considération et la structure (initiation de la

structure) dont Fleishman et Peters (1962) proposent les définitions suivantes :

La considération

constitue la dimension relationnelle des comportements de leadership, c'est-à-

dire la dimension des relations humaines dans le travail (Fleishman, 1953). La considération «

reflète

la mesure dans laquelle un individu est susceptible d’avoir des relations de travail caractérisées par une