4. LEADESRHIP ET JUSTICE ORGANISATIONNELLE
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(Gerstner & Day, 1997) et la qualité des relations qui en résulte, affecte les attitudes et les
comportements de chacun (Ilies, Nahrang & Morgenson, 2007). Les évolutions théoriques, telles
qu’elles sont décrites par Graen et Uhl Bien (1995) se sont déroulées en quatre étapes, 1) les rapports
dyadiques verticaux où les recherches se sont centrées sur la mise en évidence des différentes formes
de relations entre un leader et un subordonné, amenant ce dernier à faire partie de l’endogroupe ou
de l’exogroupe, 2) une évolution vers la théorie du LMX, avec un intérêt centré sur la qualité de la
relation et ses conséquences, 3) une approche prescriptive pour le leader dans les comportements à
mettre en œuvre en vue d’établir des relations de partenariat avec ses subordonnés, et enfin 4)
l’intégration de la relation dyadique dans une perspective plus large du groupe. En ce qui concerne la
mesure de l’échange leader-subordonné, deux mesures du LMX sont utilisées, le LMX-6 et le LMX-
7. La mesure LMX-6 (Schriesheim, Neider, Scandura & Tepper, 1992) comporte trois dimensions :
la contribution perçue, la loyauté et l’affect. La mesure LMX-7 (Graen & Uhl-Bien, 1995) évalue
trois autres dimensions qui sont le respect, la confiance et l’obligation mutuelle et constitue
aujourd’hui la mesure de référence (Gerstner & Day, 1997).
Les premiers travaux constitutifs de l’étape 1 de cette approche sont ceux du rapport dyadique
vertical (
VDL : vertical dyad linkage
) formé entre le leader et chacun de ses subordonnés (Dansereau,
Graen & Haga, 1975). Deux types de relations ont été mis en évidence, 1) les relations basées sur un
échange où le subordonné élargit ses responsabilités et son rôle, allant au-delà du rôle prescrit; se
faisant, il acquiert une position de membre de l’endogroupe et 2) les relations basées sur le rôle
prescrit, contractuel, caractéristique des relations où le subordonné effectue les tâches prescrites par
son poste; se faisant, il acquiert une position de membre de l’exogroupe. L’appartenance, à un
groupe ou l’autre, est principalement déterminée par la relation de travail du subordonné avec le
leader, par sa capacité et la volonté de s’investir et d’étendre sa prise de responsabilité dans ses
échanges avec le leader. Un subordonné qui va au-delà de la prescription formelle de ses tâches
induit une tendance chez le leader à augmenter la collaboration avec celui-ci; la relation est
caractérisée par le respect mutuel, la confiance, l’appréciation et une influence réciproque. Les




