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4. LEADESRHIP ET JUSTICE ORGANISATIONNELLE

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concitoyens, a été étendue par Bass (1985) à d’autres contextes organisationnels tels que l’Armée, les

entreprises du secteur privé et du secteur public et l’Education (Avolio & Bass, 1995). Dans le

modèle de Bass (1985), le leadership transactionnel est composé de trois facettes constitutives des

formes constructive (renforcement contingent) et corrective (management par exception actif et

passif) de ce leadership.

a) Le

renforcement contingent

, fondement de la forme constructive, est caractérisé par le niveau

de transaction établi par le leader avec ses subordonnés, qui guide et motive ses subordonnés vers

les objectifs fixés par des rôles clairement identifiés et des tâches définies

b) Le

management par exception

correspond à la gestion des standards requis par le leader, selon

une forme corrective des actions entreprises. On parle de forme

active

lorsque le leader intervient

en prévention c'est-à-dire avant que l’erreur ou le problème ne survienne, et de forme

passive

,

lorsque le leader attend que l’erreur soit commise pour intervenir. Le management par exception est

un leadership centré sur l’identification des erreurs. Ainsi, la distinction principale entre la forme

active et la forme passive du management par exception dépend du moment d’intervention du leader

(Judge & Piccolo, 2004).

Le leadership transformationnel

Le leadership, dans sa forme transformationnelle, a d’abord été distingué du leadership

transactionnel par Downton (1973). Bass (1985) suggère que la relation entre le leadership

transactionnel et le leadership transformationnel est basée sur un « effet d’augmentation » où la

composante transformationnelle augmente positivement les effets transactionnels de la relation avec

le subordonné. Le leader transformationnel permet à ses subordonnés de «

s’épanouir et de se développer

en tant que leaders, en répondant aux besoins individuels des subordonnés et en leur donnant le pouvoir d’agir, tout en

alignant les objectifs et les buts des subordonnés, du leader et de l’organisation

» (Bass & Riggio, 2006, p. 3). Ainsi,

il engage et inspire le subordonné à réaliser des performances extraordinaires et à développer son

propre potentiel de leadership. Selon les différents travaux rapportés par Bass et Avolio (1995) sur