Previous Page  113 / 299 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 113 / 299 Next Page
Page Background

4. LEADESRHIP ET JUSTICE ORGANISATIONNELLE

112

(leaderships transformationnel, transactionnel et passif) et de 3 critères organisationnels (motivation

du subordonné, efficacité du leader et satisfaction).

En conclusion

L’ensemble de ces travaux souligne le caractère central de la vision que le leader élabore et

propose à ses subordonnés. C’est en grande partie de sa capacité à comprendre, analyser et restituer

un sens de direction pour l’organisation et à le communiquer que dépendra son succès en tant que

leader.

Les théories néo-charismatiques ont permis de mieux appréhender les comportements

particuliers des leaders. La plupart de ces travaux ont été effectués avec un objectif commercial et

ont sans doute contribué à façonner, depuis des années, les attentes et les styles de leadership de

nombreux leaders ou aspirants leaders et subordonnés, par le biais des formations et des

publications disponibles en librairie (par exemple : Bass & Avolio 1995; Kousnes & Posner, 1987).

Ceci étant, alors que Burns (1978) soulignait l’importance de la composante morale du leadership

transformationnel, on ne peut s’empêcher de noter la présence récurrente de leaders charismatiques

aux performances exceptionnelles (par exemple : Kenneth Lay, Fondateur et ex-P.D.G d’Enron,

2001, ou encore Jean-Marie Messier, ex P.D.G. de Vivendi Universal, 2002) devant les tribunaux

pour rendre compte de comportements bien peu « transformationnels ». Cette problématique, bien

que déjà envisagée par Bass et Steidlmeier (1999) avec la distinction du leader pseudo

transformationnel, est redevenue aujourd’hui un sujet d’attention pour les chercheurs sur le

leadership, à l’origine notamment des nouveaux travaux sur le leadership authentique et le

leadership éthique.

4.1.4. Les perspectives émergentes

Le leadership transformationnel et ses variantes, a représenté un tiers des travaux sur le

leadership depuis les années 1980 (Lowe & Gardner, 2001). Mais ce modèle dominant ne peut

répondre complètement aux réalités et aux besoins organisationnels en termes de leadership. De plus,