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4. LEADESRHIP ET JUSTICE ORGANISATIONNELLE

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interpersonnelle, et montrent leurs effets sur trois variables organisationnelles liées à l’échange social,

l’obligation perçue, les comportements citoyens et les comportements de retrait. Leurs résultats

montrent que le niveau de qualité relationnelle accentue l’impact de la justice organisationnelle sur

les trois variables organisationnelles, les effets étant maximaux quand le leader est juste et que la

relation entretenue est bonne. Lorsque le niveau de la qualité relationnelle est faible, il atténue, voire

annule, les effets de la justice organisationnelle. Dans cette étude, les effets positifs de la justice

procédurale sur l’obligation perçue par le subordonné et ses comportements citoyens sont annulés

lorsque la qualité relationnelle est faible. Ainsi, le niveau de qualité relationnelle est une explication

possible à la variabilité interindividuelle des réponses aux effets de la justice organisationnelle,

indépendamment des caractéristiques stables du subordonné (Colquitt, Scott, Judge & Shaw, 2006),

des caractéristiques organisationnelles (Ambrose & Schminke, 2003) et des comportements en lien

avec la justice organisationnelle du leader (Piccolo et al., 2008). En résumé, la qualité de l’échange

leader-subordonné a un rôle de médiateur entre les comportements de justice du leader et les

attitudes et les comportements des subordonnés. Cependant, Bhal (2006) « renverse » ce modèle et

propose une étude dans laquelle la justice organisationnelle est le médiateur de la relation leader-

subordonné (LMX) avec les comportements citoyens des subordonnés (attachement

organisationnel). Réalisée auprès de 306 sujets répartis dans 30 entreprises d’informatique en Inde,

Bhal montre dans cette étude, que les dimensions de justice, procédurale et interpersonnelle,

médiatisent la relation entre la qualité de l’échange leader-subordonné (contribution perçue à savoir

les comportements liés à la tâche) et l’attachement organisationnel. Ce résultat, au-delà de sa

singularité, demande à être répliqué – a minima – mais il pose néanmoins la question de la cause et

de l’effet dans les mécanismes étudiés.