4. LEADESRHIP ET JUSTICE ORGANISATIONNELLE
127
harcèlement est significative et négative, de telle sorte qu’un climat de justice positif est associé à peu
de harcèlement de la part du leader et des collaborateurs. Enfin, la relation entre le harcèlement et le
stress des subordonnés est significative et positive. En résumé, lorsque le leader est fortement
orienté vers la tâche et / ou la considération dans la gestion de ses équipes, cela ne laisse que peu ou
pas de place à des comportements dysfonctionnels de harcèlement, de la part du leader ou des
collègues du subordonné, au travers d’un climat de justice procédurale positif, générant peu de stress
et d’anxiété.
Dans une étude examinant notamment les relations entre les comportements de considération
du leader (avec deux autres variables prédictrices : influence de la décision et exactitude de la
décision de l’équipe), les perceptions de justice, procédurale et interactionnelle, et la satisfaction avec
le leader et l’attachement à l’équipe de travail, Philips, Douhitt et Hyland (2001) montrent que les
comportements de considération prédisent la satisfaction avec le leader et l’attachement à l’équipe;
de plus, cette relation est médiatisée par les perceptions de justice qui expliquent 56% de la variance
de la satisfaction avec le leader et 50% de la variance de l’attachement à l’équipe. Dans les deux cas,
la médiation des perceptions de justice organisationnelle est totale. Ainsi, selon les auteurs, cette
médiation complète des perceptions de justice indique que les comportements de considération du
leader augmentent les perceptions que les subordonnés ont d’être traités de façon juste et d’être des
membres respectés au sein de leur groupe.
En conclusion
Les relations entre les styles de leadership et les attitudes et les comportements des subordonnés
soulignent le rôle médiateur des perceptions de justice, tant à un niveau individuel qu’au niveau de
l’équipe que dirige le leader. De plus, ces travaux soulignent l’impact des différents styles de
leadership quant à leur répercutions sur les subordonnés et l’organisation.
Reprenant les conclusions de van Knippenberg et al. (2007), les leaders sont une source
importante de justice dans les organisations et la justice de leurs comportements et leur leadership




