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5. LE LEADERSHIP ET LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE

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Heskett, Jones, Loveman, Sasser Jr., et Schlesinger (1994) avec le modèle de la chaîne Service-Profit

(cf. annexe D13, p. 47), en formalisant les liens successifs entre les comportements des managers,

leur influence sur les subordonnés et sur les clients et dont l’impact financier a été chiffré par Rucci,

Kirn, et Quinn (1998). La motivation instrumentale chez le leader peut avoir également des effets

néfastes, tant pour les subordonnés que pour l’organisation, avec les modes de gestion d’impression

et les risques de manipulation des subordonnés par le leader.

5.1.1.1. L’exécution effective du travail

Le leadership, reflété par les actions du leader, doit permettre de répondre aux demandes

externes et internes auxquelles l’organisation est soumise dans son activité. Plus précisément, selon

Chemers (2007), le leadership est à l’interface des demandes externes de performances et de résultats

de l’organisation qui nécessitent de la flexibilité, de l’attention, des capacités de réactions et

d’efficacité et des demandes internes des membres de l’organisation qui requièrent de l’ordre, de la

prédictibilité, du sens, ainsi que l’inclusion et une identité propre au groupe. De plus, ces contraintes

doivent prendre en compte les tensions potentielles qui émergent entre les intérêts personnels et

collectifs des individus composant le groupe, ainsi que la subjectivité de leurs perceptions et des

modes d’appréhension des situations relativement différents des individus. Aussi, le leader peut être

motivé à s’engager dans des comportements de justice dans le but d’obtenir la coopération des

subordonnés (Chemers, 2007) et leur satisfaction afin d’optimiser la gestion de l’organisation (Rucci,

Kirn & Quinn, 1998). En effet, selon le modèle en cascade de la chaîne Service-Profit, Heskett et ses

collaborateurs (1994) ont montré les relations existant entre la satisfaction des employés, leur fidélité

à l’entreprise et leur productivité avec la satisfaction des clients et les résultats financiers de

l’entreprise (cf. annexe D13, p. 47). Ces liens sont modélisés au travers de sept étapes, permettant de

repérer les répercussions des attitudes et comportements des différents protagonistes, à commencer

par le leader. Dans une perspective appliquée, en adéquation avec le caractère instrumental que nous

présentons, Rucci, Kirn, et Quinn (1998) se sont attelés à chiffrer l’impact de cette chaîne, à partir de