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5. LE LEADERSHIP ET LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE

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justifient la formation des leaders aux principes de justice organisationnelle : 1) une contribution à

un fonctionnement organisationnel efficace, 2) l’induction d’une meilleure acceptation des

procédures de gestion des ressources humaines, 3) l’accès à un cadre de référence permettant aux

leaders de gérer les situations difficiles, 4) la création d’un cadre agissant comme référence pour des

comportements éthiques, et enfin 5) une réponse aux nécessités de prévention et de gestion des

conflits au sein de l’organisation, notamment, les conflits résultant de la diversité des identités

culturelles des membres du groupe.

Mais il n’est pas toujours facile de s’engager dans des comportements justes selon les tâches

managériales à accomplir, ce que Molinsky et Margolis (2005) ont décrit comme « un mal

nécessaire » (

Necessary Evils

) et qui relève de certaines tâches incombant aux leaders dans la gestion

du quotidien des organisations. Si l’exécution de ces tâches est instrumentale par leur caractère

nécessaire dans le cadre de la gestion des organisations (par exemple : licenciements économiques ou

encore restrictions salariales), ces actions sont souvent génératrices de comportements managériaux

perçus comme étant injustes (Greenberg, 2006; Patient & Skarlicki, 2005). Cela souligne notamment

les difficultés qu’elles représentent pour les protagonistes sur le plan relationnel. Aussi, détaillerons-

nous cette perspective dans le paragraphe suivant.

5.1.1.2. Le développement stratégique

Au niveau organisationnel le plus élevé de leadership, le développement stratégique d’une

organisation, par le biais des décisions stratégiques des leaders, représente l’un des points essentiels

pour le fonctionnement de celle-ci et détermine sa capacité à assurer l’avenir des activités des

membres qui la composent (Korsgaard, Sapienza & Schweiger, 2001). Les décisions stratégiques, au-

delà des conséquences potentielles en jeu, sont un processus unique et représentent un défi par le

caractère hautement incertain qu’elles anticipent, la complexité des variables impliquées et les

demandes internes et externes, quelques fois contradictoires (Chemers, 2007). La résultante des

processus décisionnels dépend de trois facteurs principaux : les processus cognitifs par le niveau de