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5. LE LEADERSHIP ET LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE

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« réputation d’être un bon patron » (Scott et al., 2009, p. 759), mais la justice est alors un processus

basé sur un calcul stratégique et toute alternative plus favorable à des comportements justes, pour le

leader, sera rapidement adoptée par ce dernier (van Dijk & Tenbrunsel, 2005).

Enfin, si le bénéfice à construire une image positive semble quelque peu évident, un leader peut

également être motivé à construire une image négative (Leary, 2003). Cette motivation, à la fois

instrumentale et relationnelle, constitue dans sa composante instrumentale, une volonté à acquérir

du pouvoir sur ses subordonnés, non plus sur la base du respect mais de la peur. Ce choix motive le

leader, non plus à respecter les règles de justice mais, au contraire, à les violer, par des choix

arbitraires, un irrespect relationnel affiché (par exemple : harcèlement moral) et un climat

organisationnel délétère (Masson-Maret & Steiner, 2004). Cette volonté délibérée d’apparaître

comme un tyran, donne au leader un mode de contrôle des activités organisationnelles et des

comportements des subordonnés (Scott et al., 2009).

Mais reprenant la conclusion de Cropanzano, Stein et Goldman (2007), «

aucun motif unique,

même l’intérêt pour soi, n’est suffisant pour rendre compte de tous nos comportements

» (p. 213). Il convient

donc d’explorer d’autres motivations potentielles aux comportements (in)justes des leaders, avec

tout d’abord la perspective relationnelle.

5.1.2. La perspective relationnelle des antécédents des comportements

managériaux

Lorsque l’aspect relationnel est au centre des motivations du leader, celles-ci peuvent être

réparties selon deux catégories principales, une motivation à développer, maintenir ou rétablir la

relation (Dirks, Lewicki & Zaheer, 2009; Hogg, 2005; Nadisic, 2008; van Knippenberg & van

Knippenberg, 2005) ou une motivation à se protéger d’une menace ressentie par le leader de son

concept de soi (Folger et al., 1998; 2001). Nous allons donc développer les particularités de ces deux

perspectives. Le premier type de motivation est généralement à l’origine de comportements perçus