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INTRODUCTION

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préférences d’attribution, en s’intéressant aux processus décisionnels préférentiels contribuant à

promouvoir la justice.

Selon Greenberg et Wiethoof (2001), l’intérêt des chercheurs s’est d’abord centré sur les

réactions des individus aux perceptions de justice, adoptant de fait, une approche réactive, où le

sentiment de justice est une conséquence des conditions de l’environnement. Ces recherches ont été

effectuées dans de nombreux contextes organisationnels tels que la sélection du personnel (Gilliland,

1993), le dépistage des drogues (Konovsky & Cropanzano, 1991), les réactions aux licenciements

(Skarlicki, Ellard & Kelln, 1998), le vol (Greenberg, 1990a; 1990b) et les changements

organisationnels (Greenberg, 1994); elles concernent de nombreuses variables organisationnelles en

particulier, les comportements citoyens (Moorman, 1991), les comportements de représailles

(Ambrose, Seabright & Schminke, 1989; Skarlicki & Folger, 1997), le bien-être des employés

(Tepper, 2001), la confiance envers le supérieur hiérarchique (Korsgaard, Rymph & Robertson,

1998) et les performances au travail (Greenberg, 1988). Lorsque nous éprouvons un sentiment de

justice, nous avons tendance à adopter des comportements pro-sociaux, au travers notamment, de

notre coopération à l’effort du groupe (Moorman, 1991). En revanche, lorsque nous éprouvons de

l’injustice, nous avons tendance à vouloir rétablir cette injustice et à nous engager dans des

comportements allant d’une volonté de restauration d’une inéquité perçue (Greenberg, 1990a) à des

comportements antisociaux, pouvant conduire à des représailles à l’encontre de l’autorité jugée

responsable de l’injustice (Skarlicki & Folger, 1997). Il apparaît donc qu’une organisation qui

souhaite assurer la pérennité de son activité et donc sa survie, a tout intérêt à favoriser des

comportements de coopération entre les individus au sein du groupe, ce qui est notamment l’une

des conséquences de comportements justes (Cropanzano, Bowen & Gilliland, 2007; Tyler, 2007).

Dans ce contexte, la justice organisationnelle est alors envisagée selon une perspective proactive

en devenant une motivation à agir d’une certaine façon. Cette approche aborde donc la dynamique

des comportements des décideurs dans leur volonté de créer de la justice dans les rapports de travail.