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5. LE LEADERSHIP ET LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE

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le leader efficace est «

celui qui crée une atmosphère permettant à ses subordonnés la réalisation de leurs

besoins personnels et des objectifs sachant que la nature de ces besoins et de ces objectifs est influencée par des

valeurs culturellement socialisées

» (Chemers, 2000, p. 37).

Dans le contexte des pratiques non éthiques, on observe une influence des systèmes de

récompense sur les comportements déviants. Hegarty et Sims Jr. (1978) ont montré que lorsque des

individus sont récompensés pour des décisions contraires à l’éthique, ce type de comportements

augmente. Les comportements non éthiques sont également renforcés par une augmentation de la

compétition interindividuelle et les individus qui ont un faible développement moral cognitif y sont

particulièrement sensibles (Kish-Gephart, Harrison & Klebe Treviño, 2007). Les organisations qui

encouragent un climat de travail égoïste, où la règle est « chacun pour soi », sont plus à même de

favoriser des choix non éthiques (Kish- Gephart et al., 2007).

Ainsi, il apparaît que les influences entre la culture organisationnelle et le leadership soient

réciproquement liées (Liden & Antonakis, 2009).

Cet examen de l’impact de variables potentielles sur les comportements (in)justes des leaders en

contexte organisationnel est volontairement limité, au regard de l’approche exploratoire développée

dans notre travail.

En résumé

Pour clore cette seconde partie et au regard des modèles et des travaux que nous avons relatés,

nous souhaitons revenir sur les points clé qui ont guidé cet exposé théorique sur les styles de

leadership, leurs conséquences sur les perceptions de justice et les antécédents motivationnels

possibles des comportements (in)justes.

En résumé, nous retiendrons les apports principaux suivants :

Les modélisations de leadership, dans leur approche comportementale, ont évolué de

modélisations bi-factorielles, avec l’orientation vers la tâche et l’orientation vers la relation, à des