6. LE LEADERSHIP JUSTE : DEFINITION ET MODELISATION
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L’intelligence sociale
fait référence aux capacités de l’individu à être attentif et conscient de
son environnement social, à être perspicace et à avoir la capacité de sélectionner et de maîtriser ses
réponses (Zaccaro, 2002, cité dans Northouse, 2010). On s’attend à ce que le leader sache être
attentif aux signaux de ses subordonnés et de son entourage et apporte les réponses appropriées,
tant dans la forme que dans le fond, ce que confirment les résultats de la méta-analyse de Day,
Schleicher, Unckless et Hiller (2002) montrant que l’intelligence sociale est fortement liée au
leadership.
L’intelligence émotionnelle
fait référence aux domaines des cognitions et à celui des émotions.
Elle a été conceptualisée selon deux perspectives : 1) un modèle qui la définit comme un ensemble
de capacités (Mayer, Salovey & Caruso, 2008) et renvoie le concept d’intelligence émotionnelle à une
capacité cognitive du sujet, c'est-à-dire à la «
capacité de s’engager dans un traitement sophistiqué des
informations concernant ses propres émotions et celles d’autrui et la capacité d’utiliser cette information comme
guide du raisonnement et des comportements
» (Mayer et al., 2008, p. 503), 2) un modèle mixte
comprenant des traits et des capacités (Joseph & Newman, 2010) et défini par Bar-On (1997; 2005)
comme «
un ensemble de capacités non cognitives, de compétences et d’aptitudes qui influencent la capacité
d’un individu à faire face avec succès aux demandes et pressions environnementales
» grâce à son quotient
émotionnel intra personnel (par exemple: l’attention à soi, la conscience de ses émotions), son
quotient émotionnel interpersonnel (par exemple : l’empathie ou encore la responsabilité sociale), la
gestion du stress et notamment la tolérance au stress, l’adaptabilité (par exemple: la flexibilité dans
l’ajustement des pensées, des sentiments et des comportements aux changements de situation ou
encore la résolution de problème) et enfin l’humeur générale incluant l’optimisme et la capacité au
bonheur. Ainsi, la première définition du concept d’intelligence émotionnelle en fait un concept
étroit et particulièrement restreint alors que la seconde définition est au contraire relativement vaste
et de fait, assez peu discriminative dans sa formulation (Joseph & Newman, 2010).
La définition retenue par Mayer, Salovey et Caruso («
Mayer-Salovey-Caruso Emotional Intelligence
Test
, 2002) propose d’appréhender l’intelligence émotionnelle comme étant la capacité à gérer




