6. LE LEADERSHIP JUSTE : DEFINITION ET MODELISATION
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Les motivations relationnelles
sont associées à la notion d’appartenance de l’individu au
groupe au travers des relations entretenues et à la valeur (au standing) conférée par les membres du
groupe. Les motivations relationnelles du leader répondent au besoin d’identité relationnelle par le
statut social qu’elles confèrent au leader, sa légitimité en tant qu’autorité (Greenberg, 1990; Scott,
Colquitt & Paddock, 2009), en cultivant une image positive (réputation i.e., identité sociale) ou
négative (pouvoir et protection de soi).
Selon Skitka et al. (2008), les motivations relationnelles concernent le besoin de maximisation du
statut et de la valeur sociale du leader.
Les motivations morales
ou déontiques sont associées aux préceptes moraux de l’individu,
l’amenant à des conduites justes par une obligation morale envers lui–même (i.e., intégrité), dans la
mesure où être injuste serait perçu et vécu comme un échec personnel (James et al., 2008). Ces
motivations à être juste relèvent également de l’éthique par les valeurs et les normes partagées
concernant le fonctionnement social et organisationnel (Reynolds & Ceranic, 2007) et enfin
l’établissement ou le rétablissement de la justice (Nadisic, 2008). Selon Skitka et al. (2008), le leader
est alors naturellement concerné par la moralité.
6.3. Réseau nomologique
Dans la démarche de construction et de validation de notre modèle, notre objectif est, à présent,
d’établir l’utilité et le caractère unique du modèle du leadership juste dans sa capacité à expliquer et à
prédire certaines variables pertinentes au regard du contexte organisationnel.
6.3.1. Les styles de leadership
Nous proposons, dans un premier temps, de nous intéresser aux relations entre le modèle de
leadership juste et trois autres modèles validés dans la littérature, à savoir le modèle complet du
leadership (Bass & Avolio, 1995), le leadership authentique (Walumbwa et al., 2008) et le leadership




