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6. LE LEADERSHIP JUSTE : DEFINITION ET MODELISATION

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entraînent une préférence pour une réparation de type instrumental ou compensatoire (par exemple:

compensation financière). Les injustices interactionnelles génèrent une préférence pour une

réparation sous forme de sanction ou d’action punitive, lorsqu’elles contreviennent au besoin moral

de l’individu (par exemple : sanction disciplinaire à l’encontre du responsable) et une réparation

socio-émotionnelle (par exemple: excuses publiques) lorsqu’elles contreviennent au besoin

d’appartenance de l’individu. Ainsi, en permettant une appréhension adaptée de la situation, le leader,

au travers de son empathie pour son interlocuteur, est à même d’apporter une réponse adéquate.

Bien qu’étant un concept multifactoriel (angoisse empathique et le souci empathique de l’autre),

Nadisic et al. (2007) soulignent que seule la composante du souci empathique de l’autre est liée aux

comportements de justice organisationnelle. L’absence ou le manque d’empathie chez un leader est

rendu particulièrement saillant lors de décisions négatives ou de situations difficiles comme le

contexte de licenciement et représente l’un des facteurs conduisant ce dernier à des comportements

de distanciation, de dépersonnalisation et d’insensibilité envers la victime, connus sous le nom de

l’effet Churchill (Folger, 1993; Folger et al., 2001).

Quant à l’assertivité, souvent décrite comme une caractéristique des leaders efficaces pour ses

caractéristiques de prise en charge, de prise de décision, d’actions nécessaires et de protection des

autres (Bass, 1990), elle représente la capacité de l’individu à exprimer ses émotions, à défendre son

point de vue et à agir selon ses valeurs, ses intérêts ou ses objectifs (Ames & Flynn, 2007). Selon ces

auteurs, l’assertivité entretient une relation curvilinéaire avec le leadership, dans laquelle les extrêmes

sont nuisibles, le « trop peu » limitant la capacité à atteindre les objectifs et le « trop » rendant les

relations interpersonnelles difficiles. Il s’agit donc d’un équilibre difficile entre d’une part, les

capacités de sacrifice de soi, de coopération et de considération, caractéristiques d’un niveau

d’assertivité faible et d’autre part, le caractère dominant, l’agressivité ou encore le manque d’égards,

caractéristiques d’un niveau d’assertivité élevé. Ainsi, l’assertivité sert le leader dans sa compétence à

agir et, selon Nadisic et al. (2007) à « exprimer sa position de façon adaptée » (p. 15).