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6. LE LEADERSHIP JUSTE : DEFINITION ET MODELISATION

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entreprendre (Judge & Piccolo, 2004), ce qui correspond à la dimension distributive du leadership et

permet à chacun de connaître les indicateurs de performances et les procédures, correspondant aux

dimensions, procédurale et informationnelle, du leadership juste; lorsque le leader fait preuve de

considération individualisée, par la prise en compte des préoccupations et des besoins individualisés

de ses subordonnées (Judge et al., 2004), cela rejoint le leadership juste dans sa composante

interpersonnelle. En revanche, les composantes de stimulation intellectuelle et d’influence idéalisée

ne nous semble pas pertinentes au regard de notre modèle dans la mesure où il ne s’agit pas de

comportements de leadership visant à stimuler la créativité ou encore, à conduire les subordonnés à

une identification avec leur leader, sur la base de son charisme. Ces deux effets ne sont pas exclus

mais envisagés plutôt comme des conséquences potentielles.

PROPOSITION 6

: Le leadership juste rejoint le leadership transformationnel dans ses

composantes de motivation inspirationnelle et de considération individualisée.

PROPOSITION 7

: Le leadership juste diffère du leadership transformationnel dans ses

composantes de stimulation intellectuelle et d’influence idéalisée.

Le leadership transactionnel est composé de trois dimensions distinctes : 1) le renforcement

contingent, sous la forme principalement contractuelle et constructive de définition des échanges;

cette forme de leadership s’exerce au travers de la définition des objectifs et des résultats souhaités,

du feedback donné aux subordonnés et de la rétribution de ces résultats (Dvir, Eden, Avolio &

Shamir, 2002), 2) le management par exception, sous ses formes active et passive, correspond aux

modes d’actions correctives du leader sur la base des résultats; il est actif lorsque le leader intervient

en amont du problème, l’action visant à corriger un comportement ou une action avant qu’elle ne

devienne un problème et il est passif lorsque l’action du leader intervient une fois le problème

survenu (Judge et al., 2004) et enfin, 3) le laissez-faire, souvent qualifié de non leadership par

l’absence de leadership qui caractérise ce mode de gestion (Judge et al., 2004). Aussi, envisageons-

nous que les relations entre le leadership juste et le leadership transactionnel soient positives au