6. LE LEADERSHIP JUSTE : DEFINITION ET MODELISATION
190
regard de la dimension du renforcement contingent, dans la mesure où les objectifs et les procédures
sont clairement établis, déterminant de fait des attentes clairement définies pour le leader et pour les
subordonnés. Le renforcement contingent établit des relations d’échanges appropriés entre les
contributions et les rétributions, en concordance avec les aspects distributifs et procéduraux du
leadership juste.
Quant aux relations entre le leadership juste et le management par exception, actif ou passif,
nous proposons qu’elles résultent de facteurs organisationnels et situationnels particulier. En effet,
ainsi que le soulignent Judge et Piccolo (2004), les résultats des relations entre les formes active et
passive de management et des variables telles que la satisfaction avec le leader ou encore la
satisfaction au travail, sont inconsistants ou ont été insuffisants en nombre pour être exploités dans
la méta-analyse des auteurs. Aussi, au regard de notre modèle, proposons-nous que les relations
entre le leadership juste et le management par exception soient influencées par le contexte
organisationnel dans lequel elles s’exercent au travers de la culture organisationnelle (cf. chapitre 5).
PROPOSITION 8
: les relations entre le leadership juste et le management par exception
seront positives lorsque ce dernier répond au mode de fonctionnement édicté par la culture
organisationnelle, dans la mesure où l’intervention du leader peut être jugée et perçue comme
juste si le fonctionnement organisationnel est établi ainsi et inversement, elles seront négatives si
cette forme de gestion du leader contrevient aux normes établies.
En revanche et conformément aux résultats publiés dans la littérature (Avolio, 1999; Judge et al.,
2004), nous proposons que le leadership laissez-faire entretienne une relation négative avec le
leadership juste, dans la mesure où cette forme de leadership entraîne un niveau élevé
d’insatisfaction chez les subordonnés avec leur leader notamment (Judge et al., 2004). De plus, le
caractère négatif de cette relation est en accord avec la relation fortement négative établie entre le
leadership transformationnel et le laissez-faire (Judge et al., 2004).




