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6. LE LEADERSHIP JUSTE : DEFINITION ET MODELISATION

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de l’impact du leadership juste sur les relations entre le leader et l’ensemble des subordonnés, au

travers du climat de justice procédurale. En effet, la prise en compte de différents niveaux d’analyse

révèle des mécanismes liés aux comportements (in)justes des leaders à même de rendre compte des

attitudes et des comportements des subordonnés, en tant qu’individu et en tant que membre du

groupe.

6.4.1.1. Niveau individuel : les perceptions de justice organisationnelle

Le niveau individuel est constitutif de la majeure partie des travaux sur la justice

organisationnelle, selon une perspective réactive qui a principalement guidé les recherches de ce

champ d’études (Greenberg, 2001). Il est représenté ici, par l’impact du leadership juste sur les

perceptions de justice du subordonné et, par ricochet, les réactions qui en découlent. Ces critères

sont les attitudes et les comportements des subordonnés en relation avec les comportements

(in)justes des leaders.

Ce niveau d’analyse, point de départ de notre démarche, nous a conduit, au travers de la revue

des critères organisationnels pertinents identifiés dans la littérature (Cohen-Charash et al., 2001;

Colquitt et al., 2001), à tester l’approche théorique d’une modélisation multifactorielle (Colquitt,

2001) par la validation de certains critères et de la mesure de la justice organisationnelle dans un

environnement français (Etudes 1, 2 & 3 de ce travail).

Sur cette base, nous proposons que le leadership juste soit un prédicteur pertinent des critères

organisationnels, les attitudes et les comportements des subordonnés, relatifs aux perceptions de

justice. Nous anticipons notamment des relations positives entre le leadership juste et différents

critères organisationnels, notamment la satisfaction des subordonnés (satisfaction au travail et

satisfaction avec le leader, Colquitt et al., 2001), se traduisant par un engagement basé sur l’échange

social (Blau, 1964) plutôt que l’échange économique, dépassant alors le cadre strictement contractuel

et générant des comportements positifs pour le groupe et l’organisation (Konowski & Cropanzano,

2001; Pillai, Schriesheim & Williams, 1999; Podsakoff, MacKenzie, Paine & Barach, 2000).