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6. LE LEADERSHIP JUSTE : DEFINITION ET MODELISATION

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des perceptions d’injustice) ou au contraire, à des effets potentialisateurs, à l’origine de sentiments

d’injustice importants voire exacerbés (Skarlicki & Folger, 1997). Aussi, l’exercice d’un leadership

juste devrait-il permettre au leader, au travers de ses comportements proactifs et réactifs, de

promouvoir un sentiment de justice chez ses subordonnés. Ces mécanismes d’interaction sont

particulièrement saillants dans les contextes de décisions négatives, comme l’illustrent les travaux de

Greenberg (1990; 2006) auprès de salariés d’une entreprise (1990) et d’infirmières (2006), dans les

deux cas, victimes d’une injustice distributive (diminution de salaire), qui est compensée par un

traitement interpersonnel et informationnel juste. Il en est de même dans le cadre des licenciements

économiques, où le caractère particulièrement négatif et injuste perçu par la victime, est atténué par

la capacité du leader à démontrer du respect et de l’intérêt (empathie) au travers de ses interactions

par un traitement interpersonnel et informationnel respectant la dignité de l’individu (Skarlicki,

Ellard & Kelln, 1998).

Ces effets compensatoires des différentes formes de justice entre elles permettent l’exercice d’un

leadership juste, en réponse à des contraintes organisationnelles qui produisent des injustices, que le

leader juste sera à même de compenser.