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LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE: DÉFINITION ET MODÉLISATION DU CONCEPT
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d’esprit plus positif, ces soldats ne se comparant pas à leurs homologues dans le nord mais aux
populations civiles plus mal loties qu’eux-mêmes. Ces résultats allaient à nouveau mettre en évidence
l’importance de la cible de comparaison à laquelle l’individu se réfère pour son jugement et non le
résultat en termes objectifs ou absolus
.
Ces travaux, bien qu’ayant pour objectif la satisfaction (et
non le caractère juste ou injuste), ont constitué le point de départ déterminant pour l’évolution des
idées et des théories princeps de la justice organisationnelle, par la mise en évidence et la prise en
compte de l’importance des processus de comparaison sociale dans les jugements de justice
(Colquitt, Greenberg & Zapata-Phelan, 2005).
Homans (1961) a introduit, à partir des travaux sur la privation relative, la notion de justice dans
l’échange social, où les individus attendent de leurs échanges des profits qui correspondent à leur
investissement. De plus, la répétition d’échanges entre les individus crée des normes en termes
d’attentes concernant les échanges. Lorsque la relation bénéfice-investissement est inégale, il y a un
sentiment d’injustice distributive dont Homans (1961) a souligné également le caractère subjectif
dans l’évaluation de l’échange. Blau, en 1964, a introduit une distinction entre la nature des échanges
économiques (contractuels) versus sociaux (discrétionnaires), et a souligné l’importance du type
d’attentes dans les jugements de justice.
1.2.1.1. La théorie de l’équité
L’appréciation du caractère juste de la résultante d’une décision nécessite l’évaluation de
correspondance entre ce qui est perçu et la comparaison à un référent standard.
Les travaux d’Adams, classiquement reconnus comme le modèle définissant les fondements
théoriques de la justice distributive, ont débuté en 1963, lorsque ce dernier propose la théorie de
l’inéquité qu’il définit comme un cas particulier de la dissonance cognitive (Festinger, 1957). Le
contexte d’élaboration de l’inéquité est celui de l’organisation et plus particulièrement de la
perception de justice de l’échange entre employé et employeur. Ainsi, pour Adams, «
l’Inéquité existe
pour la Personne lorsque la perception de ses contributions dans le travail et / ou de ses rétributions entretient
psychologiquement une relation contraire à ce qu’il perçoit comme contributions et / ou rétributions de




