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D

ISCUSSION

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É

N

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RALE

Au cours des quarante dernières années, les préoccupations de justice dans les organisations ont

été principalement centrées sur le subordonné et ses perceptions de justice concernant les décisions

managériales. D’abord envisagée comme une réaction à ce que l’individu percevait en termes de

rétributions de ses contributions au travers des perceptions de justice distributive, la justice

organisationnelle s’est ensuite étoffée par la prise en compte des processus décisionnels dans les

jugements de justice des subordonnés (la justice procédurale) puis de l’impact des modes relationnels

entre le décideur et le subordonné, notamment dans le traitement interpersonnel du leader (justice

interpersonnelle) et des modes de communication par les informations et explications fournies

concernant les décisions prises. L’évolution théorique de la justice organisationnelle a été sous-

tendue par une évolution méthodologique du concept, nous amenant aujourd’hui à envisager la

justice organisationnelle comme un concept multifactoriel composé de quatre dimensions liées entre

elles mais néanmoins distinctes (Colquitt, 2001).

La première partie de notre travail s’est inscrite dans cette perspective réactive de l’étude de

la justice organisationnelle (Greenberg, 1987b) et a été motivée par le constat de l’absence de

validations tant conceptuelle que méthodologique de la justice organisationnelle en contexte

français, contexte de nos recherches. Ainsi, les trois premières études réalisées dans ce travail,

nous ont permis de tester l’approche théorique de la justice organisationnelle et sa validité

méthodologique en France. Les résultats obtenus confirment, dans un premier temps, la validité

du concept de justice organisationnelle et de sa mesure et la pertinence de la justice

organisationnelle dans la compréhension des relations de travail dans les organisations entre les

décideurs et les subordonnés. De plus, les variables organisationnelles de chacune des études ont

confirmé le caractère prédicteur des dimensions de justice organisationnelle en soulignant

l’impact de chacune sur ces critères. Ainsi, on observe des relations positives entre la justice

distributive et la satisfaction du résultat (études 1 & 3) et l’évaluation des performances (étude 2),