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1.

LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE: DÉFINITION ET MODÉLISATION DU CONCEPT

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à l’égard du supérieur hiérarchique et / ou de l’organisation. Plus particulièrement, selon Blader et

Tyler (2005), cette notion de réciprocité de type « donnant-donnant » constitue le lien principal entre

les parties. La non réciprocité ou non coopération de la part d’un subordonné entrainerait la rupture

de l’échange et donc la suppression des bénéfices recherchés. Selon ce modèle, la justice procédurale

fait partie des bénéfices de l’échange dans la mesure où, des procédures perçues comme justes

amènent l’individu à coopérer dans le but de continuer la relation d’échange et l’obtention des

rétributions valorisées, économiques et/ou socioémotionnelles.

Le

modèle des ressources

ou modèle instrumental (Thibaut et al., 1975) est basé sur la théorie

de l’échange social. Ainsi, les individus sont attentifs aux perceptions de justice procédurale dans la

mesure où des procédures justes sont perçues comme garant de la maximisation des rétributions à

long terme. Ce modèle concerne les dimensions distributive et procédurale. Selon Thibaut et al.

(1975), les individus n’ayant pas de prise réelle sur les décisions de l’autorité, vont accorder une

grande importance à la voix, dans la mesure où elle représente leur seule opportunité d’influer sur la

décision. Ainsi, les procédures sont valorisées pour le rôle instrumental qu’elles ont dans la prise de

décision, dans la mesure où elles permettent de maximiser le caractère juste de celle-ci. Ainsi que le

souligne van den Bos (2005), un aspect intéressant de ce modèle est la mise en évidence de

l’importance du caractère juste d’une décision et du résultat qui en découle au-delà du caractère

favorable de celle-ci, ce qui justifie le nom de modèle instrumental et réfute celui de modèle de

l’intérêt personnel, suggéré par Austin (1979, cité par Gillepsie et al., 2005).

En résumé, les théories de l’échange social (Blau, 1964; Homans, 1961), de l’équité (Adams,

1965) et du modèle instrumental (Thibaut et al., 1975) proposent que le lien entre l’individu et le

groupe soit basé sur le niveau des ressources que le groupe procure à l’individu (Tyler, 1994). Le

résultat d’une décision ou de l’allocation de ressources (justice distributive), bien qu’important, ne

peut à lui seul rendre compte du sentiment de justice pour l’individu et ces modèles soulignent

l’importance de la composante procédurale dans nos jugements de justice. Ainsi, cette première

perspective répond au

pourquoi

du besoin de justice par la motivation à maximiser les benéfices des

individus dans une relation à long termes et au

comment

se forment ces jugements au travers des