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1.

LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE: DÉFINITION ET MODÉLISATION DU CONCEPT

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neutralité, la confiance et le standing, qui représentent trois éléments importants dans nos réactions

vis-à-vis de celle-ci.

La

neutralité

de la procédure de prises de décisions, dans les relations basées sur le long terme

impliquant des compromis, garantit la prise en compte des désirs et des besoins de chacun. Selon

Tyler (1989), les individus focalisent leur attention sur la capacité de l’autorité à résoudre les

problèmes dans un environnement neutre, c'est-à-dire basé sur des informations exactes et de façon

honnête, dans la mesure où la décision finale ne peut leur être toujours favorable.

La

confiance

,

que l’on peut accorder au décideur par sa capacité à être juste et équitable, est une

composante essentielle d’une relation à long terme. Pour qu’il y ait de la confiance, il faut que

l’individu croie en la capacité de l’autorité à avoir des intentions justes à son égard. Les intentions

que l’individu prête au décideur vont largement déterminer l’engagement et la loyauté de ce dernier

vis-à-vis du groupe (Tyler, 1989).

Le

standing

informe l’individu sur son statut au sein du groupe, par le biais des ses relations

interpersonnelles. De fait, un traitement interpersonnel juste renvoie l’idée d’un statut élevé au sein

du groupe alors qu’un traitement injuste indique une marginalisation et un non respect de l’individu

(Tyler, Degoey & Smith, 1996). Enfin, le respect des droits de l’individu par l’autorité, renvoie à la

notion de protection de l’individu par l’autorité et à un sentiment de sécurité (Tyler, 1989).

Sur la base du modèle de la valeur du groupe, Tyler et Lind (1992) se sont ensuite intéressés à la

légitimité de l’autorité et ont proposé le modèle relationnel de l’autorité dans les groupes, connu

aujourd’hui comme le

modèle relationnel

. Selon ce dernier, les jugements relationnels basés sur les

trois critères de neutralité, confiance et standing, prédisent la légitimité perçue de l’autorité et la

volonté des individus d’accepter les décisions émanant de cette autorité (Colquitt et al., 2005). De

plus, Tyler et al. (1996) ont montré que les trois critères de jugement transmettaient aux individus

deux «

messages symboliques de leur appartenance au groupe

» (p. 913) : le respect et la fierté.

On retrouve le modèle de la valeur du groupe et le modèle relationnel de façon interchangeable

dans la littérature, à commencer par Tyler lui-même (Tyler et al., 1996).