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1.

LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE: DÉFINITION ET MODÉLISATION DU CONCEPT

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représente des cognitions référentes. Trois conditions augmentent la colère et le ressentiment

éprouvés :

1)

l’accessibilité du point de référence lorsqu’une solution alternative est facilement

envisageable

2)

la perspective d’amélioration du résultat est faible,

3)

la justification des raisons de l’évènement est faible.

Le ressentiment est maximal lorsque les individus croient qu’ils auraient eu de meilleurs résultats

si les décideurs avaient utilisé des procédures différentes qui auraient dû être mises en œuvre

(Cropanzano & Folger, 1989).

Folger et Cropanzano (2001) ont complété la théorie des cognitions référentes par la

théorie de

la justice

en substituant les termes de référents cognitifs par un raisonnement contrefactuel.

Dans leur présentation théorique, Folger et Cropanzano (2001) posent la question «

Que veulent

dire les individus lorsqu’ils disent qu’ils ont été traités correctement ou injustement ?

» (p. 1) et se fondent sur la

théorie de la justice pour y répondre. Le point central de cette théorie est la désignation de la

responsabilité – qui est responsable de l’injustice vécue ? Cette notion d’attribution de la

responsabilité est capitale dans la mesure où une absence de responsable (par exemple : personne,

institution) équivaudrait à une absence d’injustice. Selon cette théorie, la responsabilité est la somme

de trois composantes liées entre elles : 1) l’existence d’une condition défavorable, quelque chose de

négatif pour un individu pour laquelle un autre individu peut être tenu pour responsable, 2) cet

évènement doit être délibéré de la part de l’individu dont la responsabilité est engagée et 3) ces

actions délétères violent des principes éthiques de relations interpersonnelles. Folger et Cropanzano

se réfèrent aux travaux de Schlenker (1997) et le « triangle nodal » de la responsabilité : (a) dommage,

(b) conduite volontaire et (c) transgression morale. Ce sont les trois conditions nécessaires pour

qu’un individu soit reconnu comme étant responsable d’une injustice. A partir de là, les victimes

comparent la réalité selon un raisonnement contrefactuel impliquant 1) des contrefaits d’états

alternatifs (« would »), c’est-à-dire ce qui ce serait produit dans d’autres conditions, en référence aux

résultats et aux procédures, 2) des contrefaits d’actions alternatives (« could »), c’est-à-dire ce qui