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1.

LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE: DÉFINITION ET MODÉLISATION DU CONCEPT

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plus exactement de l’une par rapport aux autres. Peut-on expliquer nos motivations concernant

notre besoin de justice au seul besoin de satisfaire nos intérêts personnels ou bien agissons-nous

selon nos principes moraux (Folger, 2001) ? Gillipsie et Greenberg (2005) ont souligné l’importance

de définir l’intérêt pour soi et, comme nous l’avons déjà mentionné, de distinguer l’instrumentalité

comme moyen pour atteindre un but qui, de fait, peut être une action collective. Que nos

motivations aient une base instrumentale, relationnelle ou morale, elles soulignent notre condition

« d’animal social » où «

les personnes sont attentives à la justice parce qu’elle sert le but ultime de chacun

d’appartenir

» (Gilipsie et al., 2005, p. 207).

Pour conclure ce chapitre, et selon Colquitt et al . (2005, p. 45), «

la justice est un phénomène

complexe et à multiples facettes, étant donné que les individus sont concernés par la justice pour différentes

raisons, et utilisent les perceptions de justice pour guider un large éventail d’attitudes et de

comportements clé

»

et bien que les individus soient des « créatures égoïstes », on ne peut rendre

compte et comprendre les comportements humains par une approche unique des motivations

(Cropanzano & Rupp, 2002; Cropanzano, Stein & Goldman, 2007).

Nous proposons, après cet exposé théorique de la justice organisationnelle, de nous intéresser

aux conséquences des perceptions de justice, tant sur les attitudes que sur les comportements des

individus au travail. Ces effets sont bénéfiques lorsque les individus éprouvent un sentiment de

justice, tout en ayant des influences différentes en fonction des composantes de justice impliquées.

Par contre, ces effets peuvent être particulièrement délétères lorsque les individus ressentent de

l’injustice. Toutes les recherches publiées jusqu’ici, démontrent l’importance de la perception de

justice au sein des organisations, tant pour les individus que pour le bon fonctionnement de ces

dernières. Ainsi, les composantes de justice sont de bons prédicteurs des comportements

organisationnels.