1.
LA JUSTICE ORGANISATIONNELLE: DÉFINITION ET MODÉLISATION DU CONCEPT
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aurait pu se produire ou comment le décisionnaire aurait pu se comporter autrement et 3) des
contrefaits de devoirs alternatifs (« should »), c’est-à-dire ce qui aurait dû se produire ou ce que le
décisionnaire aurait dû faire en référence à la moralité et à l’éthique.
En résumé, cette troisième perspective répond au
pourquoi
du besoin de justice de l’individu
par le caractère moral qu’il représente et par le besoin de désignation de responsabilité, notamment
lors d’injustices (Folger et al., 2001) et au
comment
se forment les jugements de justice, au travers
de processus de comparaison par une évaluation contrefactuelle de la situation vécue et de ce qui
aurait pu ou aurait dû se passer. Ainsi, ces trois modèles soulignent l’impact du caratère moral dans
les jugements de justice des individus et leurs répercussions possibles sur les attitudes et les
comportements de ces derniers.
En conclusion
Les motivations qui guident nos jugements de justice sont multiples et dépendent de notre
culture, des différences individuelles, du contexte et du caractère individuel ou organisationnel en jeu
(Colquitt, Conlon, Wesson, Porter & Ng, 2001). Ces trois perspectives théoriques, instrumentale,
relationnelle et morale, permettent de mieux comprendre les motivations du besoin de justice dans
nos échanges. Si nous sommes motivés à évoluer dans un environnement juste, il est nécessaire de
comprendre comment nous évaluons cet environnement car, de notre évaluation dépendra notre
réponse tant en termes d’attitudes que de comportements.
Nos connaissances sur les questions des motivations, des processus cognitifs et des contextes
expliquant notre besoin de justice, se sont étoffées. Colquitt et Greenberg (2001), en adoptant une
présentation permettant de considérer les processus de jugement de justice selon les composantes
cognitive et motivationnelle, ont montré tout l’intérêt d’une prise en compte plus générale et
articulée des différents modèles et théories expliquant ce qui nous guident dans nos jugements de
justice.
Ceci étant, nous ne pouvons clore ce chapitre sans aborder rapidement les nombreux débats que
ces trois perspectives ont sollicité au regard de l’importance, voire la primauté de l’une ou l’autre ou




