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2.

JUSTICE ORGANISATIONNELLE : REVUE DES RECHERCHES DANS LA LITTÉRATURE

52

2.1.3.1. Quelques apports spécifiques de la méta-analyse de Colquitt, Colon,

Wesson, Porter & Ng (2001)

La méta-analyse de Colquitt et al., (2001) avait trois objectifs. Le premier, selon une perspective

réactive, était lié à la problématique de discrimination des dimensions du construit de justice

organisationnelle. Le second, selon une perspective proactive, était de tester la contribution

incrémentielle réelle des différentes approches de la justice procédurale, au cours des évolutions

théoriques, dans leur capacité à promouvoir les perceptions de justice. Enfin, le troisième objectif,

s’inscrivant dans une perspective réactive, visait à évaluer la validité prédictive de trois modèles (le

modèle agent-système, Bies & Moag, 1986; le modèle de la dominance distributive, Leventhal, 1980;

le modèle en deux facteurs, Sweeney & McFarlin, 1993) dans leur capacité à expliquer les relations

entre les dimensions de justice et certaines variables organisationnelles. Nous n’avons retenu que les

deux premiers objectifs pour notre exposé, qui sont en accord avec nos hypothèses de travail.

Concernant la modélisation en quatre facteurs de la justice organisationnelle, la question des

relations entretenues par les différentes dimensions de justice organisationnelle entre elles, est une

question centrale de la validation du concept et de sa mesure. Selon les résultats de cette méta-

analyse, il apparaît que les différentes dimensions de justice organisationnelles sont fortement

corrélées entre elles (.43 <

r

c

< .66). Cependant, l’examen des relations particulières montre que les

relations des dimensions interpersonnelle et informationnelle avec la justice procédurale ne sont pas

significativement plus fortes (

r

c

= .63 et

r

c

= .58, respectivement) que la relation entre la justice

procédurale et la justice distributive (

r

c

= .57), ce qui suggère une distinction des quatre dimensions

de justice.

Comme nous l’avons déjà évoqué au chapitre 1, notre compréhension des processus de justice

organisationnelle s’est enrichie avec l’évolution des recherches. Mais l’introduction de

conceptualisations nouvelles impose une complexité croissante et le manque d’intégration des

différents modèles, tant sur le plan théorique que dans les diverses opérationnalisations, ne permet

pas toujours de comparer ces derniers. Les auteurs se sont donc intéressés à la question de leur