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JUSTICE ORGANISATIONNELLE : REVUE DES RECHERCHES DANS LA LITTÉRATURE
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partie de notre travail étant la validation du concept de justice organisationnelle en contexte français
au travers d’une échelle de mesure de la justice, nous proposons d’examiner différentes mesures qui
ont influencées ce champ de recherches et les raisons qui ont motivé notre choix pour la mesure de
justice organisationnelle élaborée par Colquitt (2001).
2.2.2.1. Différentes mesures de justice organisationnelle dans la littérature
Le développement des mesures de justice peut être schématisé selon deux orientations La
première, théorique, que l’on pourrait qualifier de longitudinale suivant les avancées des
conceptualisations de justice, a concerné la justice distributive auxquelles se sont ajoutées les règles
de justice procédurale puis de justice interactionnelle et, depuis les travaux de Colquitt (2001), la
distinction entre la justice interpersonnelle et la justice informationnelle (Colquitt, 2001; Greenberg,
1993). La seconde à visée pratique, que l’on pourrait qualifier de transversale, s’est constituée en
fonction des différents contextes de recherche dans lesquels ont été évaluées les perceptions de
justice (par exemple : recrutement : Gilliland, 1994; dépistage de drogue : Konovsky & Cropanzano,
1991; évaluation des performances : Sweeney & McFarlin, 1993).
Dans les travaux des années 1970, les premières mesures concernant la justice distributive
étaient souvent composées d’un seul item. Mais les mesures de justice organisationnelle se sont
rapidement étoffées et les échelles utilisées ont été, la plupart du temps, « confectionnées sur
mesure » selon les hypothèses des chercheurs. Bien que le nombre de mesures de justice
organisationnelle soit proche du nombre d’études sur le sujet, on retiendra les échelles qui ont
marqué une avancée théorique ou pratique, présentées de façon synoptique dans le tableau ci-après.




