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2.

JUSTICE ORGANISATIONNELLE : REVUE DES RECHERCHES DANS LA LITTÉRATURE

62

(Etude 1) et de α = 92 (Etude 2), et enfin, la justice informationnelle a une fidélité de α = .79

(Etude 1) et de α = .90 (Etude 2). On constate que les fidélités de la mesure sont légèrement plus

importantes en contexte professionnel (Etude 2).

Validité prédictive de la mesure

. En ce qui concerne les relations entre les dimensions de

justice et les variables organisationnelles, Colquitt observe des corrélations significatives entre la

justice distributive et la satisfaction du résultat (Etude 1 :

r

= .69,

p < .

05 ) et l’instrumentalité (Etude

2 :

r

= .35); la justice procédurale et le respect du règlement (Etude 1 :

r

= .25,

p < .

05) et

l’engagement envers le groupe (Etude 2 :

r

= .48,

p < .

05); la justice interpersonnelle et l’évaluation

du leader (Etude 1 :

r

= .37,

p < .

05) et les comportements d’aide (Etude 2 :

r

= .23,

p < .

05); la

justice informationnelle et l’estime collective (Etude 1 :

r

= .19,

p < .

05 ; Etude 2 :

r

= .34,

p < .

05),

conformément à ses hypothèses. Ainsi, la mesure proposée est à même de prédire un nombre de

critères organisationnels importants.

Validité de construit de la mesure

. Les résultats de la mesure ont été soumis à une analyse

factorielle confirmatoire pour chacune des études et une comparaison des différentes modélisations

factorielles possibles de la justice organisationnelle. Dans les deux contextes, universitaire et

professionnel, les résultats de ces travaux montrent une structure factorielle selon quatre dimensions

distinctes, correspondant à la proposition de Colquitt. De plus, ils confirment que cette structure en

quatre facteurs est le modèle le mieux adapté à la mesure de justice, comparativement à une

structure en trois facteurs (composantes interpersonnelle et informationnelle réunies en un seul

facteur), elle-même mieux adaptée qu’une structure bi-factorielle réunissant les dimensions

procédurale, interpersonnelle et informationnelle en un seul facteur, et elle-même mieux adaptée

qu’une structure uni-factorielle réunissant l’ensemble des dimensions. Cette structure factorielle de la

mesure a été confirmée depuis, par Judge et Colquitt (2004) notamment, dans leurs travaux sur la

justice organisationnelle et le stress et tout récemment par Hanse et al. (sous presse) avec une

version réduite de cette mesure.