3. JUSTICE ORGANISATIONNELLE : VALIDATION DE LA MESURE EN FRANCE
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modèle de Colquitt (2001) par la réalisation de trois études en contexte français, que nous allons à
présent détailler.
3.2. Etude 1 : Réplication des travaux de Colquitt (2001) en contexte
universitaire
Conformément aux recommandations de Geisinger (1994) concernant l’adaptation d’outils de
mesure d’un pays à un autre, nous avons entrepris, pour cette première étude, de répliquer l’étude de
Colquitt (2001) avec les mêmes dimensions de justice organisationnelles et les mêmes hypothèses
auprès d’étudiants français. Ainsi que nous l’avons décrit précédemment (chapitre 2), Colquitt (2001)
a étudié, dans son étude en contexte universitaire, les relations des dimensions de justice
organisationnelle avec les variables de satisfaction de la note obtenue, de respect du règlement,
d’évaluation du leader et d’estime collective.
3.2.1. Hypothèses
La relation entre la satisfaction des rétributions (salaire, satisfaction au travail) et la justice
distributive a été mise en évidence par McFarlin et Sweeney (1992). Selon le modèle en deux facteurs
proposé par ces auteurs, la justice distributive prédit les variables en relation avec l’individu et la
justice procédurale prédit les variables centrées sur l’organisation. Ainsi, la satisfaction du résultat est
influencée par le sentiment de justice distributive perçu par l’individu. Ceci est confirmé par les
résultats de deux méta-analyses : Cohen-Charash et Spector (2001) mettent en évidence une
corrélation de
r
= .62 entre la satisfaction du salaire et la justice distributive, et Colquitt et al. (2001)
obtiennent une corrélation
r
c
= .61 entre la justice distributive et la satisfaction du résultat. Nous
pensons donc que la satisfaction de la note obtenue sera liée de façon plus importante à la justice
distributive qu’aux autres dimensions de justice.
Hypothèse 1 :
La justice distributive sera positivement liée à la satisfaction de
la note obtenue




