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3
L
A
J
USTICE
O
RGANISATIONNELLE
:
Validation de la mesure
en France
3.1.
Validation du construit et de la mesure en France
Après cette revue de la littérature, nous proposons d’inscrire la première partie empirique de
notre travail dans la continuité des recherches que nous venons d’exposer, et dont certaines, sur la
justice organisationnelle, ont mis en évidence l’importance des contextes organisationnel et culturel
(Truxillo, Steiner & Gilliland, 2001). En effet, l’étude de la littérature, que nous avons présentée dans
les deux premiers chapitres, nous a amené à un premier constat, celui de l’absence d’outil de mesure
de la justice organisationnelle validé en langue française. Ce constat nous a conduit à envisager, dans
un premier temps, la validation d’une mesure de justice organisationnelle et au travers de celle-ci, la
validation du construit de la justice organisationnelle en contexte français. Nous avons sélectionné la
mesure de la justice organisationnelle issue des travaux de Colquitt (2001) comme étant la plus
complète et la plus aboutie et qui constituera, de ce fait, la base du travail que nous proposons dans
ce chapitre. Selon Geisinger (1994), il est important de prendre en compte d’éventuelles différences
de culture, de contenu et de vocabulaire lors de l’utilisation d’outils provenant de pays étrangers.
Suivant les recommandations de cet auteur, l’échelle de mesure de validation que nous avons utilisée
ici a été : (a) traduite et adaptée d’après l’échelle originale de Colquitt (2001), (b) revue avec un
expert bilingue, et (c) testée auprès d’un groupe de sujets indépendants de l’étude afin de s’assurer de
la compréhension des items. Les quatre niveaux d’équivalence recommandés par Hui et Triandis
(1985, cités dans Szabo, Orley & Saxena, 1997) ont été également respectés, à savoir des
équivalences conceptuelle et fonctionnelle, d’opérationnalisation des construits, d’items et d’échelles
de mesure. Nous avons répliqué et validé l’échelle de mesure de la justice organisationnelle selon le




