3. JUSTICE ORGANISATIONNELLE : VALIDATION DE LA MESURE EN FRANCE
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3.4. Etude 3 : Validation de la mesure de la justice organisationnelle auprès
d’élèves infirmiers
Nous avons réalisé une troisième étude auprès d’élèves en formation d’études supérieures en
soins infirmiers sur la base des résultats obtenus dans les deux premières études. En effet, si les
indices de fidélité et de validité de la mesure des études 1 et 2 sont généralement concluants, nous
avons souhaité revoir certains éléments relatifs à la validité du construit, notamment la dimension de
justice informationnelle (cf. la sincérité de la communication). D’autre part, même si cela ne
constitue pas l’objectif premier du travail présenté dans cette partie, il nous paraissait intéressant de
reprendre certaines des hypothèses en fonction des résultats obtenus et des interprétations possibles
proposées précédemment et ainsi approfondir notre compréhension quant à la part des différences
attribuables au contexte des études réalisées et aux différences culturelles possibles entre les Etats-
Unis et la France. Le contexte d’une école de formation supérieure est intéressant dans la mesure où
il partage des similitudes avec l’université (les élèves n’évaluent pas leurs enseignant) mais a un
fonctionnement plus strict (présence obligatoire, règlement et système de notation différents) rendu
possible par un nombre d’élèves beaucoup plus faible.
3.4.1. Hypothèses
Les variables organisationnelles utilisées comme critère étaient la satisfaction de la note à
l’examen, le respect du règlement, l’évaluation de l’enseignant et l’estime de soi labile liée à la
performance.
La relation entre la justice distributive et la satisfaction de la rétribution a été largement
documentée dans les deux études précédentes. Dans le cas de cette étude, il s’agissait de la
satisfaction de la note obtenue à l’examen.
Hypothèse 1 :
La justice distributive sera positivement liée à la satisfaction de
la note obtenue




